PROMOUVOIR L’AUTONOMISATION DES FEMMES

Les femmes nigériennes sont confrontées à des conditions de vie difficiles. Elles ont peu de ressources économiques. Les sécheresses, de plus en plus fréquentes, aggravent la situation économique des familles qui dépendent de l’agriculture et de l’élevage pour vivre. Sans accompagnement, elles ne peuvent créer et développer des activités génératrices de revenus.

Le rôle des femmes se limite aux tâches familiales et domestiques, bien qu’elles aient la capacité de prendre un rôle économique beaucoup plus important.

Elles ont le pouvoir d’agir positivement sur le développement des villages ruraux. La preuve est qu’elles assument déjà des rôles vitaux pour les familles comme les corvées quotidiennes: ce sont elles, en effet, qui vont chercher l’eau chaque jour au puits, ou qui vont aux champs faire les cultures et la récolte. Elles parcourent quotidiennement plusieurs kilomètres pour s’approvisionner en eau, pour aller à une boutique éloignée acheter les vivres de première nécessité (lait, huile, pâtes etc..). Ce temps passé empêche tout développement d’autres activités qui pourraient leur permettre de diversifier leurs sources de revenus.

Construire des puits dans les villages allège la tâche des femmes et leur permet de dégager du temps pour développer et renforcer leur autonomie et améliorer leurs conditions de vie.

Pour accompagner les femmes à avoir une autonomie, plusieurs types d’actions sont possibles:

Développer des AGR (activités génératrices de revenus)

  • petit commerce de produits de consommation, de tissus. Il s’agit de donner aux femmes les moyens de mener une activité qui va leur donner un revenu. Ces femmes isolées de tout commerce, vivant en brousse à plus de 6 heures de piste en voiture, de tout commerce n’ont rien à proximité. Tous les besoins vestimentaires, hygiéniques, alimentaires, médicaux etc .. sont à plusieurs heures de marche.
  • Permettre aux femmes d’avoir un fonds de roulement pourrait leur permettre, soit individuellement, soit collectivement au sein d‘un groupement, d’acheter des vivres, tissus, etc… qu’elles revendraient au sein du village et qui leur permettraient de dégager un bénéfice. (Pour un groupement de 15/20 femmes : environ 2000€)
  • Formation à la transformation et séchage des fruits et légumes
  • Formation à la couture

Les accompagner à utiliser le microcrédit pour développer le petit commerce:Obtention de petits crédits (maximum 100 000 FCFA soit 150€) à taux 0% + remboursement sur 2 ans

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Appui à la reconstitution du cheptel : Isolées de tout, les femmes manquent de produits laitiers et de moyens de subsistance pour diversifier l’alimentation et assurer l’éducation des enfants ; Il serait bien de mettre à leur disposition des chèvres et boucs qui pourraient fournir du lait et des petits chevreaux. Chaque femme bénéficiaire, «remboursera» chaque année  par un chevreau qui sera redonné à d’autres femmes. Une chèvre coûte environ 20€. Un bouc coûte environ 60€. Il faudrait envisager au moins 40 chèvres et 20 boucs. Montant par groupement : 2000€

Don de charrettes asines à 1 groupement féminin. Afin d’alléger les souffrances de femmes, les femmes demandent à être dotées de charrettes asines pour transporter des vivres et des briques. Les femmes s’engagent à fournir les animaux de trait et à assurer leur entretien, en échange de l’octroi de charrettes pour développer leurs activités. Elles pourront mettre en place et approvisionner plus efficacement leur boutique-coopérative proposant des produits de première nécessité (lait, sucre, huile, etc..) ; elles pourront développer leurs activités de production et de transports de briques afin de participer au développement local de leur village, et également si besoin faciliter l’évacuation de malades ou femmes enceintes. Chaque charrette fait aux alentours de 400€. Doter les femmes de chaque groupement de 5 charrettes serait idéal : coût : 2000€/groupement.

Appui à la coopérative en vivres et notamment céréales achat de céréales et de vivres qui seront vendues dans la boutique. La banque céréalière a pour objet de résoudre pour une communauté organisée, les problèmes alimentaires dont elle est aux prises pendant une période donnée. La période considérée est celle qui correspond dans le calendrier cultural à la période de soudure. En fonction des résultats de la campagne précédente, elle peut s’étendre sur un à trois mois. Pour assurer cette fonction, la banque céréalière constitue le siège d’un certain nombre d’opérations : collecte, stockage, conservation et cession des céréales.

Nous prévoyons :

  • La construction d’un entrepôt de stockage pour les céréales comme le mil, le blé, mais (6000€)
  • La construction d’un local de vente et de transformation des produits (tomates séchées) (8000€)
  • La mise en place d’un stock de départ (10 000 €)
  • Éventuellement l’achat d’une décortiqueuse et d’une écraseuse (2000€)

Don de moulin à grain (décortiqueur et écraseur) pour alléger les taches quotidiennes. Les femmes  passent de nombreuses heures au cours de la journée à piler les céréales (essentiellement du mil et du blé). Ce temps passé empêche tout développement d’autres activités qui pourraient leur permettre de diversifier leurs sources de revenus. Par ailleurs, le pilage est une activité qui réclame d’importants efforts physiques préjudiciables à la santé des femmes et notamment des femmes enceintes

Un moulin permettant de décortiquer les céréales et de les écraser afin d’obtenir de la farine  est essentiel pour la coopérative de ces femmes. Les frais d’achat, de transport et d’installation du moulin se montent à 2300€

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